Nous ne somme pas tous égaux face à la canicule. On le voit très bien cette semaine, contrairement à ce que disent Yann Barthès ou les autres médias généralistes.
Nous ne sommes pas tous égaux face à la canicule
Les femmes ont des risques liés à leur santé en période de canicule. D’après Oxfam, elles décèdent deux fois plus d’un infarctus pendant la canicule, or le risque d’infarctus est supérieur de 7 % pendant la canicule.
Les enfants, étant plus proches du béton, subissent davantage la chaleur que les adultes.
Les personnes âgées vivent mal cette canicule, moins capables de s’adapter à la chaleur. De plus, elles perçoivent moins la chaleur, elles transpirent moins et elles sentent moins la sensation de soif.
Les personnes sans domicile fixe (SDF) aussi la subissent, cette canicule, où l’association Utopia 56 annonçait 2000 personnes abandonnés dans les campements parisiens pendant la canicule.
Les départements les plus pauvres sont plus menacés par le dérèglement climatique. Toujours d’après Oxfam, 31% de décès supplémentaires liés à la chaleur sont observés dans les départements les plus pauvres.
Le logement, marqueur social
En 2025, 3,9 millions de logements sont des passoires thermiques, soit 12,7% des logements. Parmi ces logements bien trop chauds, des centaines de milliers de personnes vivent sous les toits, où la température est plus élevée, que Quotidien le veuille ou non. Les occupants de ces logements sont généralement ceux qui disposent du moins de moyens, les classes populaires et les étudiants.
Et généralement ces personnes vivant dans ces logements n’ont pas les moyens de s’acheter un ventilateur, faisant de cette canicule un moment douloureux, et menant à des décès. Ce lundi on est à plus de 1000 décès liés à la canicule d’après Santé publique France.
Le travail, pénible pour les ouvriers
Le travail est lui aussi un marqueur d’inégalité. Pendant que les cadres travaillent en général dans des locaux climatisés, les hôpitaux et les écoles attendent des ventilateurs. Pire, les ouvriers, les facteurs et d’autres métiers en extérieur vont travailler en plein soleil avec généralement des tenues non adaptées comme des tenus de chantier. Des entreprises vont adapter les horaires, en demandant de travailler de 6 à 12 heures par exemple, mais en plus de devoir travailler pendant la nuit, ils doivent quand même subir des températures déjà de 38 °C en fin de matinée.
Plus t’es riche, plus tu pollues et moins tu subis
Les climatiseurs sont un outil nécessaire dans des espaces comme les écoles et les hôpitaux. Mais croire que la climatisation réglerait tous les problèmes liés à la canicule est faux, car la biodiversité va continuer de se dégrader et les climatiseurs réchauffent les villes. De plus, tout le monde ne peut pas se permettre de se payer un climatiseur, avec des prix de départ de 1000 €.
La climatisation n’est pas présente dans de nombreux espaces en commun mais est déjà présente dans les logements des plus aisés. Ils ne subissent donc pas de la même manière la canicule par rapport aux autres classes sociales.
Et ce qui peut énerver dans cette situation, c’est que les personnes des classes populaires sont celles polluent le moins, mais ils subissent le plus le dérèglement climatique, comme on a pu le voir avec cette canicule. Pour rappel, toujours d’après Oxfam, les 1% les plus riches émettent autant de CO₂ que les deux tiers de l’humanité.

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